Nous connaissons tous les chiffres liés aux échecs de M&A, aussi n’en citerais-je que deux : ces échecs ont coûté 12,5 Milliards d’euro en Europe sur l’année 2008 et menacent chaque année plus d’un million d’emplois.
Les causes de ce sinistre sont connues, mais généralement mal maîtrisées :
Le gouvernement français a lancé une grande campagne d’aide à la reprise (dite FUSACQ/FUSAQ ou M&A) via notamment un accompagnement par l’APCE, OSEO, et quelques autres organismes.
Aussi louables soit-il, ces efforts ne ciblent pas les véritables racines du problème.
Dans la suite de cette discussion, nous ne nous préoccuperons que du cas des PME, en particulier des PME de plus de 100 collaborateurs.
NB : Nous faisons la distinction habituelle entre un acquéreur (personne morale) et un repreneur (personne physique).
OSEO prodigue principalement des conseils aux repreneurs.
Le site de l’APCE est également principalement orienté en direction des repreneurs.
Par contre, il existe une étude, très légère il est vrai, qui évoque le problème de la préparation (voir ici).
Pourquoi la préparation est-elle un véritable enjeu ?
Une mauvaise préparation sur l’un de ces points hypothèque irrémédiablement vos chances de réussite d’une opération qui en elle-même est déjà très délicate.
Tous les spécialistes du domaine des FUSACQ vous diront qu’il n’en existe que quatre.
Par exemple, si vous avez choisi la stratégie la plus simple, autrement dit une consolidation comptable et financière, vous êtes-vous posé la question de l’impact sur vos tableaux de bord et donc sur votre capacité de pilotage subséquente ?
Bien sûr, il est possible de réviser le choix de la stratégie en fonction de la cible (de FUSACQ) retenue. Mais ceci a nécessairement un impact sur la préparation de votre entreprise à l’opération de croissance externe.
Notre prochain billet traitera des objectifs de la FUSACQ, toujours dans le cadre de la préparation.
L.M.
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