samedi 16 janvier 2010, par Auralyas
Nous connaissons tous les chiffres liés aux échecs de M&A, aussi n’en citerais-je que deux : ces échecs ont coûté 12,5 Milliards d’euro en Europe sur l’année 2008 et menacent chaque année plus d’un million d’emplois.
Les causes de ce sinistre sont connues, mais généralement mal maîtrisées :
Première partie : la préparation de l’acquéreur
NB : Je ferais la distinction habituelle entre un acquéreur (personne morale) et un repreneur (personne physique).
OSEO prodigue principalement des conseils aux repreneurs.
Le site de l’APCE est également principalement orienté en direction des repreneurs.
Par contre, il existe une étude gouvernemantale, très légère il est vrai, qui évoque le problème de la préparation. Vous pouvez consulter cette étude sur le site du Ministèrre de l’économie et de l’emploi.
"Risques et Opportunités de la transmission des entreprises industrielles" rapport de Christophe Bernard Janvier 2008 -
Pourquoi la préparation est-elle un véritable écueil ?
Une mauvaise préparation sur l’un de ces points hypothèques irrémédiablement vos chances de réussite d’une opération qui en elle-même est déjà très délicate.
Pour commencer, prenons la stratégie
Tous les spécialistes du domaine des FUSAQ vous diront qu’il n’en existe que quatre.
Plus basiquement, quels sont les indicateurs qui vont vous permettre de détecter des problèmes liés à la M&A, et comment ?
Quels vont être les coûts et les délais nécessaires à l’intégration comptable ?
Faut-il mettre en place une DAF unique, laisser coexister deux DAFs (avec les impacts socio-organisationnels que cela implique), ou au contraire créer une holding ?
Bien sûr, il est possible de réviser le choix de la stratégie en fonction de la cible (de FUSAQ) retenue. Mais ceci a nécessairement un impact sur la préparation de votre entreprise à l’opération de croissance externe.
Notre prochain billet traitera des objectifs de la FUSAQ, toujours dans le cadre de la préparation.
L.M.